Les extrêmes, il faut parfois y gouter.
La vie ce n’est pas le chemin du point A au point B C’est de A à Z, en passant par n’importe quelle autre lettre, dans l’ordre ou dans le désordre, dans la totalité ou non … une ou plusieurs fois chaque. Chaque personne fait son propre cheminement. À son propre rythme.
Chaque personne grandit. Selon si elle sait apprendre ou non de ses bons coups autant que de ses erreurs.
Les excès il faut y tremper, sans toutefois y sombrer.
Avoir été trop comme-ci, trop peu comme ça.
Avoir été ce qu’il ne fallait pas et maintenant avoir l’assurance de qui on est vraiment.
Avoir vécu la pire des relations de dépendance, et l’inverse aussi. Et maintenant savoir ce que l’on veut.
Avoir aimé, avoir détester.
Avoir vécu la pire des brosses, et surtout se rappeler que c’était inutile …
S’être fait manquer de respect, pour maintenant savoir vivre.
Avoir été trop vite, ou encore ne pas avoir avancé au bon moment.
Avoir trop peu écouté. Avoir trop peu parlé.
Avoir trop dit. Ne pas avoir compris.
Avoir eu l’accident, et maintenant penser à la vie.
Avoir été dans l’ignorance, ou en avoir trop su.
Avoir eu peur, ou avoir été trop confiant.
Avoir eu mal.
Avoir été pris, avoir été libre
Avoir trop donné, ou pas assez.
Avoir pensé que tout était fini, alors qu’il n’en était rien.
Avoir pensé que tout n’allait jamais finir, alors qu’il n’en était rien.
Avoir eu du plaisir.
Avoir voulu mettre fin à un instant au plus vite.
Avoir voulu qu’un tout autre instant ne s’arrête jamais.
Avoir trop voulu. Ou trop peu lorsqu’il l’aurait fallu.
Le vécu et les extrêmes nous façonnent. On tente d’y faire notre chemin … et je n’ai pas encore parlé des sentiments !!
Une rivière sans berges ne peut couler.
Vivre c’est se bâtir. Avec tout la joie et la peine que ça peut impliquer.
Et vous, vivez-vous ??
J’adore ce texte
“Et vous, vivez-vous ?” D’un extrême à l’autre, certainement ! Très joli billet, tout en douceur, avec quelques râpes par-ci, par-là ! J’adore ces extrêmes exposés. Une très jolie chanson qui l’accompagne, dans ma tête : “I could’ve miss the pain, but I’d have to miss the dance…”