Archive pour avril 2008

18
avr
08

Mademoiselle L.

Je ne suis aucunement à la recherche.
Baser des espoirs sur une foule de rencontres fortuites serait inutile.  Quand la goutte qui a jailli deviendra un courant, je m’y abreuverai peut-être. Mais sinon, ça reste le calme plat.  Malgré l’abondance.  Malgré l’action.

Mais, malgré tout, je ne peux m’empêcher d’avoir les yeux ouverts.  Des yeux qui vagabondent l’espace pour le simple plaisir d’y chercher quelque chose ou quelqu’un à remarquer.  Il semblerait que l’été cogne fortement à nos portes et il ne fait AUCUN doute que cela affecte grandement l’attitude de plusieurs.  Après une longue et enneigée léthargie, les esprits de tous et chacun se sont éveillés assez promptement.  Ça parait dans notre sourire, dans nos agissements, dans notre bonne humeur … Tout comme la nature, on se remet à fleurir après avoir été dormant pour la saison froide.  Et le spectacle est grandiose.

Seul vestige de l’hiver, les séries éliminatoires du hockey.  C’est donc à cette occasion que moi et mes copains se donnons rendez-vous au “Restaurant Sportif A”, en banlieue.  Quelques temps après notre arrivée, d’autres gars approchent.  Quelle surprise de voir ces anciennes connaissances du secondaire, de quelques années mes ainés, avec qui j’ai justement eu l’occasion de refaire la fête il y a quelques semaines.  Fête intense et mémorable après laquelle je m’étais promis de ne plus jamais boire.  C’est donc pichet à la main (sic) que nous nous retrouvons.  Quelques minutes plus tard on me fait signe du bar.  C’est l’heure de la première tournée de shooters.  Une petite tequila pour fêter les retrouvailles et je retourne auprès de mes fidèles amis.

Après deux périodes et l’éminence d’une défaite de nos Habs adorés, c’est à mon tour de faire irruption sur la terrasse, où ils se trouvent, avec un plateau garni de shooters.  Pour noyer la défaite, et aussi pour leur rendre la pareille, en bonne et due forme.  À ma grande surprise, plusieurs autres connaissances se retrouvent à la même table qu’eux et c’est vraiment la joie pour tout le monde !!  Et, parmi eux, quelques inconnues, bien évidemment.  Je reste avec eux quelques 5 minutes pendant lesquelles les blagues se lancent de part et d’autres.  Elle a toujours été bien amusante cette clique !!  Rien n’a changé avec le temps !  Je retourne ensuite avec mes amis, non sans avoir remarqué la jolie Mademoiselle L, une jolie fille enjouée aux cheveux noirs, arborant un sourire digne d’une annonce de Colgate (mais en plus naturel).  Elle est belle, naturelle, aime rire, et n’a pas l’air de se prendre au sérieux.  C’est déjà beaucoup de points de marqués en si peu de temps.  Qui plus est, elle porte un joli chandail des Canadiens, version féminine et ajustée, et une jolie jupette qui m’a toujours fait craquer.

J’aurais bien certainement été saluer ces gens à la fin de l’écrasante partie, mais disons que la présence de Mademoiselle L. me motivait encore plus.  Elle souffle quelques mots à l’oreille de son amie en me voyant approcher.  Je feins de ne rien voir.  Elle se lève et commence à parler avec les quelques personnes avec qui je m’entretenais.  Elle me regarde et s’approche pour répliquer à ce que je venais de dire : “je suis parfaitement d’accord avec toi et t’as vraiment des beaux yeux”.  Là, comme ça, devant tout le monde, surtout devant un des mecs qui semblait “vouloir” avoir une emprise sur elle.  Les filles déstabilisantes, je vous AIME !!  Je ne suis pas quelqu’un de gêné, mais ce genre de situation là me donne un tout petit instant de fébrilité qui est tellement inconfortable et agréable à la fois.  Je balbutie un merci avec l’assurance d’un sumo marchant sur une corde raide et la discussion reprend.  Que chose se passe ici.  Il y a plusieurs manières de dire à quelqu’un qu’il a de jolis yeux.  Et celle-ci semble quelque peu plus inspirée qu’un simple compliment lancé à la volée.  Quoi qu’il en soit, j’en ai pas la moindre idée.

Je m’affaire donc à saluer tout le monde, un à un, les inconnus comme les “amis”, en la mettant de côtés quelques instants.  Elle s’approche avant que j’aie terminé et je lui glisse dans l’oreille: “attend, je te garde pour la fin …”.  Parole d’apparence prémâchée et macho au coton aux premiers abords, mais qui, dans le contexte de rire et de blague qui sévissait sur le moment avait totalement sa place.  Ce fut dit sans aucune forme de sérieux et elle a éclaté de rire, avec un petit sourire légèrement gêné.  Mais le pire dans tout ça, c’est que je désirais vraiment terminer la soirée sur cette belle note.  J’achève donc les salutations et m’approche d’elle.  Il en résulta quelques becs et une chaleureuse accolade que je n’ai pas provoqué, mais à laquelle j’ai joyeusement participé!  C’était comme si c’était arrivé sans que personne ne l’engendre.  Tout ça a coulé si naturellement que ça m’a fait sentir “tout chose”, l’espace d’un moment.  Elle se permet même de me répéter le compliment, en me le chuchotant dans l’oreille cette fois.  Je lui réponds que je n’ai absolument pas à chialer de ce que je vois non plus.  Je sens alors l’étreinte se resserrer autour de moi quelques secondes avant qu’on se sépare.

J’ai comme l’impression qu’on va se reparler moi et elle !

Du moins je l’espère !

Est-ce que c’est moi qui a dit que: ” Baser des espoirs sur une foule de rencontres fortuites serait inutile.” ??? Je crois que oui.

Est-ce que je suis incohérent ??? Je crois que oui …

à suivre !! encore ….

ps: Détail à souligner : la grande majorité des histoires vécues dans les dernières semaines ont malheureusement prises fin.  Je vous raconterai peut-être un jour les circonstances.  Je ne cours donc pas 14 lapines à la fois.  Chaque chose en son temps qu’ils disent ….

15
avr
08

les hasards de la vie … la suite !

(…) J’ai donc rendez-vous avec cette fort respectable demoiselle : 22h30 dans le lobby du Hilton …

Elle a convenu qu’elle viendrait avec son amie, qu’elle ne peut laisser seule à l’hôtel.  J’accepte sans sourcier, sachant très bien que cette tierce présence pourrait à certains moments nous sauver des temps de silence qu’une conversation entre deux inconnus peut comprendre.

Elles font leur apparition dans le lobby.  Aussi jolie et grande que prévu.  J’ai toujours ADORÉ me trouver nez à nez avec une fille de plus de 5′10″.  Souhait accordé.  Ses 6 et sa taille fine me font tomber dans les vapes à première vue.  Son sourire m’attendrit de plus en plus à chaque pas qu’elle fait dans ma direction.  De brèves présentations et nous voilà partis à la découverte (pour elles) du Vieux Port.   Après nous être fait recevoir de manière absolument pas cordiale dans un premier pub,  nous avons fait route vers une valeur sûre.  Mademoiselle K est quelque peu gênée, ce qui, outre le fait de causer quelques blancs dans les conversations, s’avère être d’un certain charme.  Son amie vient à la rescousse, ayant tout le temps quelque chose à raconter pour sauver la situation.  Bref, aucun malaise.

J’adore ces gens de région.  Car non seulement ils peuvent être jolis sans s’enfler la tête avec ça, mais surtout parce qu’ils ont tendance à être d’une rare simplicité qui n’existe pas dans la jungle métropolitaine.

On parle de tout et de rien, on rit aux éclats mais la raison nous rappelle à l’ordre : elles ont des cours tôt et moi je travaille le lendemain.  Nous laissons donc les bières, cafés alcoolisés et shooters derrière pour que je les reconduisent au point d’origine.  Elles me disent avoir apprécié leur soirée et, rendu devant la porte de l’hôtel, l’amie me dit un aurevoir rapide et nous laisse seuls dans la voiture.  J’aurais presque pu croire que c’était arrangé.  Mais je découvrirai plus tard que c’était plutôt une initiative de son amie qui espérait fortement voir des développements.  Nous nous retrouvons donc légèrement gênés les deux, mais la gêne fait vite place à … une chaleureuse accolade … et … des lèvres qui frôlent le coup … et … des lèvres qui s’embrassent passionnément, comme ça, sur le coup du moment, sans trop se poser de questions.  Elle me plait bien et il semblerait que je lui plaise aussi.  Nous ne signons aucun acte de mariage sur le moment donc aucun stress ne plane.  Nous nous embrassons, et c’est bon.  Point.

On a passé 45 minutes comme ça.  Ensuite, la bulle éclate lorsque son amie l’appelle pour être certain qu’elle ne s’est pas fait kidnappée par un être ignoble et vulgaire qui aurait joué la comédie tout ce temps pour mettre la main sur un merveilleux et rare spécimen.  Eh non.  Nous sommes là, tous sages, à s’embrasser en toute tendresse sur la banquette … AVANT !   On finit qu’à être capable de se lâcher et elle s’engouffre dans le hall.  Je m’assure de ne plus pouvoir l’apercevoir avant de quitter.  J’entre sagement chez moi, heureux de ma soirée.

à suivre …

09
avr
08

Les Hasards de la vie …

C’était lors d’une cyber-conversation avec une pure inconnue …

Vous savez, ce genre de conversation avec moyennement d’intérêt qu’on entretient de temps en temps en ayant 10 autres occupations simultanées ? Quelqu’un d’agréable à jaser, certes, mais beaucoup trop éloignée pour avoir quelle qu’autre intention que ce soit. Par un beau vendredi, pendant ma transition entre le boulot de jour et la fête du soir (après le souper, juste avant la sieste :-P ), elle afficha une image d’elle, accompagnée de ses copines. Toujours aussi curieux, je demandai à voir. Non pas pour me rincer l’oeil, mais bien pour être à même de constater qu’elle n’a toujours pas changé. Mais surprise : sur la photo se trouve une fort magnifique demoiselle qui, en plus d’être extrêmement grande, affichait un sourire des plus radieux.  Point faible atteint.

Étant conscient de la réaction possible de la demoiselle à qui je discutais si j’osais lui parler de son amie, j’hésitai. Car, on ne peut se le cacher, se faire dire : ” Ton ami est vraiment plus mon genre que toi “, quelque soit la manière détournée utilisée, c’est jamais agréable. Qui ne risque rien n’a rien, alors je fis un premier commentaire qui ne la fit que très légèrement réagir. Après tout, si je ne demande jamais, qu’est ce que je risque d’obtenir ? Elle trouva la remarque étrange et ne refusa pas ma demande de transmettre mes plus beaux commentaires à son amie. Accompagnés de mon adresse courriel, bien entendu. Après tout, la convoitée en fera bien ce qu’elle en veut! Elle me promit donc de lui faire le message, promesse sur laquelle je ne compte pas trop. Et pourtant, 30 minutes plus tard, une nouvelle demande sur MSN.

Nous la surnommerons donc Mademoiselle K.

Puisque nous en parlons, j’aimerais souligner que le fait d’associer des filles à des “Demoiselles A-B-C, etc” ne constitue pas une “étiquette” comme si chacune de ces personnes étaient un numéro, mais bien une manière simple et efficace de permettre le suivi d’une histoire en plusieurs étapes avec une même personne. Et le désir de conserver l’anonymat, par respect pour ces gens, est d’une importance capitale. Ceci dit …

J’ai eu dans les dernières semaines l’occasion de m’entretenir à quelques reprises avec Mademoiselle K. Sa grande et fine taille me fait fondre. Il s’agit d’une fille pleine d’avenir, quelque peu réservée mais Ô combien sympathique ! On se parle plusieurs fois et tout à coup je vois dans son nickname MSN qu’elle vient à Montréal dans les prochains jours. Je lance à la blague (facile) qu’elle vient me voir. À ma grande surprise elle acquiesce. Elle me laisse son numéro de cellulaire. Je lui laisse le mien. Je lui promet de lui écrire un message texte le lendemain pour coordonner le tout. Elle me répond : “Appelle-moi à 21h, on ira prendre un verre”. Elle est venue avec une autre de ses amies pour un cours de perfectionnement de 3 jours dans son domaine. Celle-ci nous accompagnera donc.

C’est bizarre parce que je n’avais jamais envisagé de rencontrer cette demoiselle. Mais la scène était parfaitement mise pour que ça arrive. Elle est presque trop belle pour être vraie. Belle dans son intégralité. Je dois aller voir ce qu’il en retourne !

J’ai donc rendez-vous avec cette fort respectable demoiselle : 22h30 dans le lobby du Hilton.

à suivre…